Phimosis - Circoncision

Le Phimosis est une pathologie courante de l’enfant mais également de l’adulte. Il se définit comme l’impossibilité de décalotter le prépuce qui présente un diamètre maximum de son anneau trop serré.

 

Chez le jeune enfant, il est possible d’assouplir cette peau à l’aide de crème dermocorticoïdes. Un phimosis ne doit pas être confondu avec des adhérences préputiales, qui correspondent à des accolements entre la peau du gland et la peau du prépuce, avec parfois une formation de smegma, amas blanchâtre due à une accumulation de peaux mortes du gland.

 

Ses adhérences physiologiques doivent être libérées avant l’adolescence, par l’enfant lui même dés 4 – 5 ans (pas par les parents), ou par le médecin (généraliste, pédiatre, urologue) en cas d’adhérences résistantes aux manœuvres de décalottage, si possible sous anesthésie locale par EMLA ou sous protoxyde d’azote, car ce décalottage est très douloureux. Il est impératif que l’enfant, une fois décalotté, continue à se décalotter sous sa douche ou dans son bain quotidiennement pour éviter la récidive.

 

En cas de véritable, phimosis, le décalottage sera impossible au repos ou en érection. Mis à part les soucis d’hygiène et les difficultés liées aux rapports sexuels, le risque principal est le paraphimosis, qui correspond à un prépuce décalotter mais avec une impossibilité de recalottage. Cela se traduit par des troubles de la microcirculation, avec œdème du prépuce et du gland. Il sera alors urgent de venir aux urgences ou en consultation urologique pour recalotter sous anesthésie locale la plupart du temps o dans les cas extrêmes sous anesthésie générale.

En cas de phimosis avéré, la solution est chirurgicale, à savoir la réalisation d’une posthectomie (= ablation du prépuce), ou d’une posthoplastie (élargissement de l’anneau préputial). La majorité des urologues préféreront la réalisation d’une posthectomie car elle règle le problème définitivement sans risque de récidive.

 

En France, la posthectomie n’est pas indiquée systématiquement, même pour des raisons d’hygiène et de santé publique.

 

La circoncision est une posthectomie dans un contexte culturel ou religieux, qui n’est pas pris en charge par l’assurance maladie.