Prostatectomie radicale

Cette intervention consiste en l'ablation de l'ensemble de la prostate et des vésicules séminales pour traiter un cancer localisé de la prostate.

La prostatectomie radicale ne doit pas être confondue avec l'adénomectomie voie haute qui consiste à n'enlever que l'adénome de prostate, afin de traiter des troubles urinaires.

Une sonde urinaire est placée pour une durée de 10 jours par les voies naturelles, pour faciliter la cicatrisation des sutures internes.

Un drain est aussi laissé en place transitoirement.

L'alimentation et le lever ont lieu très précocément.

Comme toute intervention chirurgicale, il existe un risque d'hémorragie (pouvant nécessiter parfois une transfusion) ou d'infection post-opératoire. Un traitement adapté est alors proposé, pouvant parfois nécessiter une réintervention.

Lors de l'ablation de la sonde urinaire, il est classique d'avoir une incontinence majeure. Celle-ci va progressivement diminuer puis disparaître dans les semaines qui suivent. Une rééducation secondaire est proposée pour accélérer le retour à la normale. On peut aussi proposer quelques séances de rééducation pré-opératoires. Dans 10% des cas, cette incontinence peut être définitive et nécessitera une intervention complémentaire.

La prostatectomie radicale tient aussi sa mauvaise réputation des difficultés d'érections qu'elle crée. Une conservation nerveuse peut être proposée, si certains critères de sécurité sont respecté.

Néanmoins, cette conservation augmente les chances de récupération, sans rien garantir. Une rééducation par injections intra-caverneuses doit être proposée dans les 3 mois qui suivent la chirurgie. Un traitement médical peut s'y substituer en cas de troubles légers.

Il est connu que la chirurgie n'est pas le seul facteur négatif sur les érections. Le stress du patient, mais aussi l'attitude du couple vis à vis de la sexualité sont des facteurs très importants de perte ou de récupération des érections.